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Connaître son chien et son éducation de base

Le chien descend d'un loup ancestral (Canis lupus). Le loup est un prodigieux chasseur et il fuit l'homme. Il y a près de 15000 ans, nous imaginons qu'un loup moins bon chasseur que les autres et plus tolérant de la proximité de l'être humain a préféré se nourrir des restes humains plutôt que de mourir. Ce loup marginal a eu une descendance qui a reproduit son trait de caractère social.

Ce loup, autodomestiqué, a changé d'aspect : il ressemble à un chien errant. Il est plus petit, de pelage multicolore, les oreilles tombantes, sexuellement précoce et présente plusieurs périodes de fertilité par an. Il est psychologiquement infantile, curieux, tolérant, vie en famille ou seul et est grégaire mais ne vit pas dans une hiérarchie structurée et coopérante.

Le chien vit alors dans l'environnement de l'homme sans amener de préjudice. Au contraire, il nettoie les restes, il avertit en cas d'intrusion mais en fuyant plutôt qu'en défendant et s'il est très sociable, il tient chaud la nuit.

L'homme s'est mis à le façonner en sélectionnant les caractéristiques physiques et comportementales qui l'intéressaient. La période d'imprégnation est passée de 2 à 3 semaines chez le loup à 3 à 12 (voire 16) semaines chez le chien, ce qui a permis au chiot de se socialiser facilement à d'autres espèces. Comme cette socialisation précoce réduit le risque de prédation sur les types d'individus auxquels le chiot a été socialisé, il s'en est suivi que le chien originel ne chassait pas les types d'animaux, y compris humains, qu'il côtoyait avant 12 semaines. Il pouvait même les protéger.

C'est cette période d'imprégnation qui permet au chien actuel de se prendre d'amitié pour les humains et leurs animaux domestiques et donc, de ne pas les chasser ni les manger.

Dans la définition du chien, nous allons retenir que le chien est un être dépendant : il est incapable de subvenir seul à ses besoins (si ce ne sont pas des cas de chiens retournés à l'état sauvage mais ce n'est pas celui qui nous intéresse ici).

UN CHIEN N'EST PAS UN LOUP. Il est aujourd'hui transformé en être familier social. Malgré tout, le chien a gardé sa capacité de chasse, sa capacité de mordre, de blesser... voire de tuer.

Il faut également savoir qu'un chien naît sans identité. Les comportements du chien sont en effet très peu innés ; ils sont acquis. Le chien se construit jour après jour, dans votre foyer, et particulièrement au cours de certaines périodes sensibles. L'impact de l'environnement sur le façonnement de la personnalité de votre chien aura beaucoup plus d'incidences que sa génétique. Le chien familier a perdu les capacités d'autodétermination de son ancêtre loup : il faut lui dire quoi faire, sinon il est soumis à ses pulsions internes et à ses patrons-moteurs instinctifs. Le chien a besoin d'un guide, un leader, un coach.

Connaître les codes canins

La hiérarchie

Pour ne pas faire d'erreur dans l'éducation d'un chien, il convient de connaître les codes canins et notamment les codes sociaux entre les chiens.

Lorsque l'on possède plusieurs chiens, qu'il s'agisse de chihuahuas ou d'autres races, une hiérarchie entre les membres de la meute doit s'établir, et ce, autant que possible sans que le maître n'intervienne.

Lorsqu'un nouveau petit compagnon arrive à la maison, c'est au départ à vous de décider de sa place et la seule qu'il convient de lui donner est la dernière des places pour que le premier arrivé ne prenne pas en grippe ce petit dernier. Vous prendrez bien soin de donner à manger, caresser, mettre la laisse, toujours en premier au chien arrivé le premier chez vous. Ce n'est qu'une fois que tout le monde s'entend, que vous prendrez du recul et les laisserez établir entre eux la hiérarchie.

L'établissement de cette hiérarchie peut se faire de différentes manières : bagarres, prise de contrôle du panier, des jouets, de la place attitrée ou simulacre de coït. N'intervenez que si les choses dégénèrent. En effet, comme pour une discussion qu'il pourrait y avoir entre des humains, lors de ces bagarres vos chiens communiquent et règlent leurs conflits, et un conflit ne peut être réglé s'il ne va pas à son terme (à savoir pour le sujet qui nous préoccupe, que l'un des chiens se soumette à l'autre). Si vous intervenez à tout bout de champs, vous ne ferez qu'aggraver les choses, et les prochaines bagarres monteront en puissance.

Partez ou chassez-les pour qu'ils ne vous aient pas comme témoin direct (tout en gardant discrètement un oeil sur eux), vous êtes avant tout le chef de meute, les batailles entre les "sou-fifres" ne vous intéresse pas.

Les simulacres de coït quant à eux, peuvent aisément être mal interprétés. Beaucoup de maîtres pensent à tort à un comportement sexuel et s'inquiètent de la libido excessive de leur chien. Il n'en est rien ; un chien qui en grimpe un autre en dehors des périodes de chaleur cherche uniquement à le soumettre.

Losque 2 chiens adultes se font des lèches-babines, il ne s'agit pas d'un "gentil petit bisou" attendrissant mais bien d'un langage corporel canin. Un chiot lèche les babines de sa mère pour lui réclamer à manger. Chez les chiens adultes, ce geste est un geste de soumission.

Quand un chien se met sur le dos et se fait lécher le sexe, là encore, rien de sexuel, mais de la soumission. Lorsqu'un chien lèche ainsi les organes génitaux d'un congénère, il lui indique clairement être le dominant et en se mettant sur le dos, l'antagoniste lui montre qu'il accepte cette dominance.

La hiérarchie n'est pas définitive et le chiot, à sa puberté, tentera de modifier les règles établies par la meute s'il s'en sent capable.

Quels sont ses besoins au quotidien ?

S'il n'existe pas un seul comportement qui ne soit pas influencé par la biologie, aucun ne lui est totalement soumis.

Caractéristiques biologiques du chien:

  • les comportements de chasse et de prédation
  • les comportements alimentaires
  • les comportements sexuels
  • les comportements d'élimination
  • les comportements de confort
  • les comportements de repos et de sommeil
  • les comportements locomoteurs
  • les rythmes servant à l'homéostasie

Ce qui amène aux activités qui en dépendent. Le chien a des besoins fondamentaux et d'autres accessoires.

En moyenne, un chien a besoin de 3 à 5 heures d'activité par jour, mais le votre peut avoir besoin de 2 heures seulement ou bien de 10 heures. La race, l'âge et la santé peuvent faire varier cette moyenne.

Le manque d'activités engendre des troubles du comportement. Le chien va occuper son temps et son énergie comme il pourra.

En résumé, pour participer au bien-être de votre chien :

  • soigner son alimentation, son eau, son lieu de couchage (pas trop chaud, pas trop froid)
  • lui permettre de rencontrer régulièrement d'autres chiens
  • lui offrir des activités physiques et intellectuelles (pistage, agility, recherche d'objet, clicker training, frisbee, jeux, promenades, jogging, etc.)
  • apprendre à communiquer avec lui et l'éduquer afin qu'il puisse savoir comment vous satisfaire.
  • le vacciner, vermifuger, tatouer ou pucer

Les chiens ne sont naturellement pas faits pour rester seuls. Un chien adulte devrait rester au maximum 4 heures/jour seul et le chiot uniquement lorsqu'il dort.

Même si certains d'entres eux ne paraissent pas souffrir de la solitude, la plupart passent leurs journées à s'ennuyer.

Un chien a besoin de se dépenser physiquement et mentalement. Si nous leur demandons de rester seuls 8 heures/jour, nous devons, en échange, leur procurer des activités compensatoires en notre absence.

Et à notre retour, se promener, s'amuser, faire des jeux, avec eux.

Il a besoin d'être avec vous !

L'origine du chien fait l'unanimité des scientifiques.

Quelles sont les conséquences pour les chiens qui mènent une vie en extérieur ?

Certains chiens ont un vrai travail à effectuer pour l'homme : gérer les troupeaux, chasser le gibier, garder des bâtiments, tracter des traineaux...  Leurs propriétaires les ont, en toute logique, sélectionné dans des élevages spécialisés où les animaux sont habitués à vivre hors des habitations et des contacts quotidiens avec autrui. Ceux-là ont l'habitude d'être autonomes comportementalement et indépendants psychologiquement, et ne pourront redevenir des chiens de compagnie tels que nous l'évoquons dans cette rubrique, qu'au prix d'efforts parfois insurmontables.

Et pour notre chien familier ?

On ne le rappellera jamais assez, le chien est un animal social qui a besoin d'être près du contact des humains pour être comblé. Certains sujets passent pourtant leurs vies en dehors de l'habitation, tout seuls toute la journée dans la cour, le jardin ou un chenil. Et parfois aussi la nuit. Ils sont donc livrés à eux-mêmes en permanence, sans distraction, occupation ni présence humaine. Cette solitude durant d'interminables heures est un traitement difficile à vivre pour bon nombre d'entre eux. Des troubles du comportement surgiront inévitablement chez les sujets les plus fragiles.

Mettons-nous à leur place

L'absence de rencontres avec des congénères rend les humains malheureux, nous le savons depuis des décennies ! Tous les jours, les médias évoquent ce mal de notre époque qu'est la solitude, à l'heure où les technologies de la communication n'ont jamais été aussi performantes.

Certes, les chiens ne sont pas les humains, mais ils ont quelques points communs. Les deux espèces sont des mammifères sociaux, et les échanges avec un autre être vivant leur sont vitaux.

À force d'être en permanence dans un désert social, ils peuvent tomber malades, devenir dépressifs ou exagérément protecteurs, bruyants ou destructeurs, parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire ou qu'ils souffrent de cet isolement permanent.

Quelques incohérences humaines, en plus...

Pour couronner ce tableau négatif, on entendra de vives critiques émises par les propriétaires, alors que le comportement que l'on reproche à l'animal découle de celui de l'humain qui l'a placé ainsi.

Il sera reproché au chien d'aboyer trop. Comment pourrait-il en être autrement, alors qu'il est soumis à toutes les stimulations sensorielles de l'extérieur, particulièrement propices aux excitations, sans pouvoir y accéder ?

On le trouvera trop gardien. C'est pourtant précisément pour ce motif que Rex avait été acheté !

Il aura les pattes et les poils trop sales, on ne peut pas le faire rentrer au domicile ! Mais c'est parce qu'il est dehors sans cesse qu'il souille ses coussinets ! Si on le prend quelques heures à l'intérieur et que quelqu'un lui nettoie les pattes, ce problème se résoudra aussi.

Réfléchissons un peu plus et permettons à nos animaux de compagnie d'être vraiment en notre compagnie ! Car ce n'est pas le cas du chien qui passe l'essentiel de sa vie tout seul, loin de nous.

Établir une relation avec son chien

Toutes les personnes ayant eu le plaisir de partager une relation avec un chien sont d'accord pour affirmer que le chien est capable d'éprouver diverses émotions, allant de la tristesse à la joie, de faire la différence entre plaisir et déplaisir et d'en mémoriser la source, de nous manipuler pour obtenir ce qu'il désire, de nous faire passer un message par le regard ou par des postures, de réagir en fonction de notre humeur, d'adapter son comportement suivant l'individu avec lequel il intéragit, de faire des choix, de se soumettre à une autorité, mais aussi de s'y opposer, d'apprendre, donc de mémoriser. Le chien vit très difficilement sans contacts sociaux.

Il devient évident de le considérer comme un membre de la famille et de lui faire partager notre vie à travers notre maison, nos loisirs, nos vacances, nos amis, nos joies et nos peines.

Comme la relation se fait entre deux espèces différentes, il va falloir, d'abord, apprendre à comprendre son mode de fonctionnement et ses codes.

Pour établir une bonne relation, le chien doit avoir confiance en son maître, le considérer comme un référent et cette relation doit être basée sur une communication non conflictuelle qui ne génère ni stress, ni évitement.

Il faut donc avoir de l'empathie pour lui et bien connaître ses besoins et ses attentes qui peuvent se rapprocher plus de celles de nos enfants que celles des adultes.

Nous avons nos différences mais nous avons aussi nos similitudes. Nous avons en commun le besoin d'exprimer nos émotions (joie, colère, amour, haine, tristesse), nous défendons également nos intérêts (territoire, famille, biens) et nous avons la nécessité de combler nos besoins fondamentaux (nourriture du corps et de l'esprit). Par contre, il n'est pas nécessaire d'attribuer des interprétations humaines et leur attribuer des sentiments humains (jalousie par exemple).

LE CONTACT, UNE HISTOIRE DE RELATION

Créer le contact avec son chien est l'une des premières choses à obtenir. Le lien qui unit le chien à son maître s'établit petit à petit et est basé en priorité sur les paroles qu'on lui adresse, les caresses qu'on lui prodigue et les jeux et sorties qu'on partage avec lui, mais cela ne signifie pas que l'on doit tout lui céder.
La capacité du chien à créer le contact avec son maître dépend de plusieurs paramètres : la qualité de la relation entre le conducteur et son chien, le plaisir du chien à intéragir avec son maître et sa motivation à exécuter les commandements.

La relation, quant à elle, est fonction de la qualité de la communication instaurée entre le maître et son chien. Connaître les codes canins est donc primordial. C'est à l'humain, l'être le plus intelligent de se mettre à la hauteur des autres et non l'inverse. La relation sera enrichie et sans stress. Cette relation demeure la clef de voûte de l'équilibre émotionnel et psychologique du chien. S'il est important de jouer avec le chiot ou chien plusieurs fois par jour, il ne faut jamais en laisser l'initiative au chiot (c'est au maître de décider du début et de la fin de l'interaction) et en profiter pour répéter certains nouveaux apprentissages (tels que : assis, couché, etc.) avant le lancer de la balle, par exemple. Pour le chien, le jeu n'est pas anodin et lui permet de se positionner face à son congénère ou humain. Il est donc important de gagner la partie régulièrement afin d'expliquer votre positon sociale dans le groupe. Toute fois, le gain de la partie-jeu de temps en temps lui permettra de gagner en confiance et de relancer l'envie de jouer.

Influence des conditions d'élevage sur l'équilibre comportemental du chiot

Le développement comportemental du chiot suit un déroulement chronologique particulier composé de cinq périodes qui se chevauchent plus ou moins et qui suivent le développement du système neurovégétatif (1 à 7 semaines), du système émotionnel (3 à 12 semaines), du système cognitif (5 semaines à 12 mois environ) :

  • La période prénatale
  • La période néonatale (du 1er au 14ème jour)
  • La période de transition (du 15ème au 21ème jour)
  • La période de socialisation (du 21ème jour au 3ème mois)
  • La période juvénile

C'est grâce à leur description que nous comprendrons mieux l'organisation nécessaire de l'environnement pour la réalisation d'un bon développement dans les premières semaines du chiot.

La période prénatale semble pouvoir influer sur le futur comportement du chiot. Les chiots répondent à toute réaction émotionnelle de la mère.

La période néonatale, c'est quand le chiot est encore immature et par conséquent, où la présence de la mère est très importante et vitale. Le chiot naît aveugle, sourd et peu mobile. La maturation du système central s'intensifie après la naissance dès cette période, par le biais des stimulus extérieurs. Un défaut de stimulation durant cette période peut entraîner un défaut de développement des interconnections neuronales à l'origine d'une absence d'établissement de l'homéostasie sensorielle.

Les pathologies correspondantes sont :

  • Syndrome d'hpersensibilité-hyperactivité
  • Syndrome de privation sensorielle

La période de transition : les mouvements se développent, le champ d'exploration s'agrandit : le chiot s'ouvre peu à peu au monde extérieur. Les stimulations de l'environnement jouent donc toujours un rôle important et doivent être maintenues.

La période de socialisation est une période clé du développement comportemental. Elle est marquée par un fort intérêt pour l'environnement extérieur. De ce fait, les relations sociales se développent et permettent l'acquisition par l'intermédiaire des jeux, des autocontrôles et des systèmes de communication, et par là même, un début d'établissement de l'ordre hiérarchique. Cette période comprend l'ensemble des phases de la socialisation, et en particulier l'imprégnation, la socialisation intra et inter-spécifique et l'établissement des seuils de stimuli sensoriels.

Par rapport à l'acquisition des autocontrôles, l'âge de séparation d'avec la mère constitue un facteur de risque. La présence maternelle est souhaitable jusqu'à l'âge d'au moins 2 mois. Si l'acquisition des autocontrôles n'a pas eu lieu, on peut alors observer un syndrome d'hypersensibilité-hyperactivité.

La période juvénile est notamment marquée par le détachement, le sevrage et l'acquisition des règles de la vie en meute.

DOCUMENTS ET INFORMATIONS

Site du ministère concerné : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F20759.xhtml

La détention d'un chien susceptible d'être dangereux (chiens d'attaque, de garde ou de défense) nécessite un permis. La délivrance de ce permis s'effectue à l'issue notamment d'une formation d'aptitude à la détention d'un animal susceptible d'être dangereux et d'une évaluation comportementale de cet animal. Détenir un animal susceptible d'être dangereux sans permis fait l'objet de sanctions.

Formation du maître

Toute personne souhaitant détenir un chien susceptible d'être dangereux est tenue de suivre une formation pour obtenir une attestation d'aptitude, indispensable à toute demande de permis de détention.

Contenu de la formation

La formation porte sur l'éducation et le comportement canins, ainsi que sur la prévention des accidents.

Une partie théorique concerne :

  • la connaissance des chiens,
  • la relation entre le maître et son chien,
  • les comportements agressifs et leur prévention.

La partie pratique propose :

  • des démonstrations,
  • et des mises en situation.

À noter : la formation dure une journée.

Formateur agréé

Une liste des formateurs agréés dans le département avec leurs coordonnées professionnelles est mise à la disposition du public :

  • dans les mairies,
  • dans les préfectures.

Attestation d'aptitude

À l'issue de la journée de formation, le formateur délivre une attestation d'aptitude.

Coût

Les frais de formation sont à la charge du propriétaire ou détenteur du chien.

Évaluation comportementale du chien

Le comportement de l'animal doit être évalué par un vétérinaire.

Chiens concernés

Les chiens âgés de plus de 8 mois et de moins de 12 mois doivent faire l'objet d'une évaluation comportementale.

Consultation vétérinaire

L'évaluation est effectuée dans le cadre d'une consultation vétérinaire dont le but est d'apprécier le niveau de dangerosité de l'animal :

  • niveau 1 : pas de risque particulier,
  • niveau 2 : risque de dangerosité faible pour certaines personnes ou dans certaines situations,
  • niveau 3 : dangerosité critique pour certaines personnes ou dans certaines situations,
  • niveau 4 : dangerosité élevée pour certaines personnes ou dans certaines situations.

Les conclusions du vétérinaire sont communiquées au maire de la commune où réside le détenteur ou le propriétaire du chien.

Renouvellement

L'évaluation comportementale doit être renouvelée au moins :

  • tous les 3 ans si le chien est classé en niveau 2,
  • tous les 2 ans si le chien est classé en niveau 3,
  • chaque année si le chien est classé en niveau 4.

Demande de permis de détention

Procédure

Le propriétaire ou le détenteur du chien doit déposer une demande de permis à la mairie de son domicile (la préfecture de police à Paris) ou l'adresser par courrier.

La demande s'effectue par le biais du formulaire cerfa n°13996*01.

Si la personne possède plusieurs chiens, une demande de permis doit être formulée pour chaque animal.

Lorsque le chien n'a pas atteint l'âge de 8 mois, il ne peut faire l'objet d'une évaluation comportementale. Un permis provisoire, valable jusqu'à ce que le chien atteigne 1 an, peut alors être délivré. La demande s'effectue par le bais du formulaire cerfa n°13997*01.

Pièces à fournir

La liste des pièces à fournir est la suivante :

  • un justificatif d'identification du chien,
  • le certificat de vaccination antirabique (rage) du chien en cours de validité,
  • le certificat vétérinaire de l'évaluation comportementale du chien (sauf s'il a moins de 8 mois),
  • l'attestation d'aptitude délivrée à l'issue de la formation obligatoire suivie par le demandeur,
  • une attestation d'assurance responsabilité civile en cours de validité pour les dommages causés aux tiers par l'animal,
  • un certificat de stérilisation de l'animal (pour les seuls chiens de 1ère catégorie).

Coût

Le permis de détention, qu'il soit délivré à titre définitif ou provisoire, est gratuit.

Obtention du permis

Délivrance

Le permis est délivré par arrêté municipal (arrêté préfectoral à Paris).

Le titulaire du permis dois le retirer en mairie (en préfecture à Paris) muni de l'original du passeport européen pour animal de compagnie de son chien.

Aucun permis de détention n'est délivré sans la présentation de ce passeport.

Attention : le maire peut refuser la délivrance du permis, si les résultats de l'évaluation comportementale de l'animal le justifient ou si la demande présentée est incomplète. Ce refus est adressé au demandeur et doit être motivé.

Validité

Le permis de détention n'a pas de durée de validité.

Cependant, son propriétaire doit en permanence vérifier qu'il remplit les conditions pour le détenir (notamment vaccination antirabique de l'animal et assurance responsabilité civile toujours valides).

À défaut, le permis est retiré.

Par ailleurs, en cas de changement de commune de résidence, le propriétaire ou détenteur du chien doit présenter son permis de détention à la mairie de son nouveau domicile.

Sanctions

Défaut de justificatifs

Peut être puni d'une amende de 450 € :

  • le défaut d'assurance responsabilité civile pour les dommages causés aux tiers par l'animal,
  • le défaut de vaccination antirabique,
  • le défaut de présentation du permis de détention ou tout autre justificatif à la demande des forces de l'ordre,
  • le défaut d'identification de l'animal.

La personne qui détient à titre provisoire un chien catégorisé, à la demande du propriétaire de l'animal, n'a pas à être titulaire elle-même d'un permis de détention (par exemple, conjoint, enfant ou voisin du propriétaire du chien).

Toutefois, elle doit pouvoir présenter l'original ou une copie du permis de détention du propriétaire ou détenteur du chien, à toute réquisition des forces de l'ordre.

Défaut de stérilisation

Le fait de détenir un chien dangereux de première catégorie sans l'avoir fait stériliser est puni de 6 mois d'emprisonnement et 15,000 € d'amende.

Défaut de permis

Détenir un animal susceptible d'être dangereux sans permis est puni d'une amende de 750 €. Dans ce cas, le préfet, met en demeure le contrevenant de régulariser sa situation dans un délai d'un mois.

À défaut de régularisation dans les délais :

  • le chien peut être placé en fourrière et euthanasié,
  • le contrevenant risque 3 mois d'emprisonnement et 3,750 € d'amende et l'interdiction de détenir un animal (définitivement ou temporairement).

À savoir : les frais de capture, de transport, de garde et d'euthanasie de l'animal sont à la charge de son propriétaire ou détenteur.

La détention d'un chien dangereux est-elle interdite à certaines personnes ?

Mise à jour le 09.10.2013 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Oui, certaines personnes n'ont pas le droit de détenir un chien susceptible d'être dangereux.

Personnes concernées

La détention d'un chien inscrit sur la liste des chiens susceptibles d'être dangereux (appelés aussi "chiens catégorisés") est interdite aux personnes :

  • âgées de moins de 18 ans,
  • placées sous tutelle (sauf autorisation du juge des tutelles),
  • condamnées pour crime ou délit inscrit au bulletin n°2 du casier judiciaire (pour les étrangers, sur un document équivalent),
  • ayant fait l'objet d'une décision de retrait du droit de propriété ou de garde d'un chien.

À savoir : en cas de retrait datant de plus de 10 ans, le maire peut accorder une dérogation sous conditions.

Permis de détention

Les personnes remplissant les conditions pour détenir un chien dangereux doivent par ailleurs être titulaires d'un permis de détention.

Sanctions prévues

Toute personne, propriétaire ou détenteur d'un chien catégorisé, qui ne remplit pas les conditions de détention risque :

  • 6 mois d'emprisonnement,
  • et 7,500 € d'amende.

Elle encourt également l'une ou l'autre ou les 2 peines complémentaires suivantes :

  • la confiscation de l'animal,
  • l'interdiction pour une durée de 5 ans maximum de détenir un chien catégorisé.

À noter : détenir un chien dangereux sans permis de détention est puni de 3 mois d'emprisonnement et 3,750 € d'amende.

Éducation de base

Introduction

Petit rappel : un chiot bien élevé et bien dans sa tête est un chiot avec qui on a su installer une relation de "parents adoptifs", de "professeur", d'"amis". De ce fait, vous devez lui apprendre qu'il y a des choses interdites et d'autres autorisées, pour ce faire, il faut qu'il vous comprenne. La méthode CLICKER est idéale pour cela. Vous devez également lui apprendre la propreté car il ne peut pas le deviner par lui même.

Vous devez également lui permettre de voir d'autres chiens, d'âges, de races et de comportements différents afin qu'il sache s'adapter aux changements. Il a également besoin de découvrir chaque jour des choses, des humains et des lieux différents afin d'enrichir ses références et en faire un chien de compagnie tranquille et non pas peureux.

Je vous rappelle qu'un chiot apprend par association et qu'il ne généralise pas par conséquent. Ne vous attendez pas à ce qu'il vienne à votre rappel si, plusieurs fois vous l'avez appelé, puis enfermé ou attaché ou encore qu'il obéisse chez vous aussi bien qu'avec l'éducateur si vous ne faîtes pas l'effort de reproduire ce qu'il appris à cet endroit dans votre environnement.

Tout de suite, pensez à intégrer les exercices d'éducation aux activités que votre chien préfère (sortie, jeux, nourriture, etc.). Ainsi, plutôt que de devenir des distractions gratuites, elles devront être méritées. Par exemple, le jeu entre congénères sera la récompense du chiot qui revient à nous lorsque nous l'appelons.

Assis, couché, debout, couché, assis, couché, debout...

Assis

Prenez une partie de la ration journalière de croquette ou bien des gourmandises très appréciées de votre chiot pour entamer le travail. 

Donnez-en une à votre chiot pour lui montrer que le "jeu commence", puis en vous mettant face à lui, amenez votre main vers son nez pour l'intéresser.

Notre but est qu'il s'assoit, alors mettez votre main légèrement au dessus de son nez et vers le haut, ainsi, il va lever la tête pour suivre cet appât. Comme, il lui est difficile de rester debout en levant la tête, il va s'asseoir.

Profitez-en pour dire "ASSIS". Seulement lorsqu'il est assis, donnez la friandise.

Si votre chiot lève ses pattes avant, c'est que vous avez placé la friandise trop haut. Baissez-là et déplacez-la légèrement vers l'arrière à seulement 2 ou 3 centimètres au-dessus de sa tête au niveau de ses yeux. 

Si votre chiot recule, recommencez l'exercice dans l'angle d'une pièce. Une fois votre chiot assis, reculez de quelques pas, appelez-le afin qu'il vienne devant vous et recommencer l'exercice. 

Soyez attentif et rapide car il faut immédiatement récompenser l'action bien réussie. Utilisez le "assis", des dizaines de fois dans la journée ; avant de sortir de la maison, avant la gamelle, avant de lancer la balle, quand il vient vers vous, quand vous vous promener et que vous rencontrer quelqu'un, etc...

Cela doit devenir le "s'il te plaît" façon canin.

Couché

On va commencer par la position "assis". Puis laissez-le flairer une autre friandise, puis baissez la main pour la mettre au niveau du sol entre ses pattes avant. Conservez la main posée tant qu'il n'est pas couché. Dès qu'il le fait, ouvrez la main et donnez-lui la friandise.

Si votre chiot se lève au lieu de se coucher, recommencez simplement depuis le début. À ce stade de l'apprentissage, les réprimandes seraient complètement inutiles car le chiot n'a pas encore idée de ce que nous voulons lui apprendre, et donc il ne fait rien de mal. Il ne fait d'ailleurs rien de bien non plus. Alors retournez à la case départ et recommencez.

Assis à nouveau

Quand votre chiot est couché, dite "assis". Laissez-le flairer une autre friandise au dessus de la tête et relevez la main, juste ce qu'il faut pour qu'il s'assoit. Soyez enthousiaste. Comme toujours, dès qu'il est assit, signalez votre contentement par l'intonation de votre voix et par la friandise.

Debout

Laissez votre chiot, assis, flairer une autre friandise, puis dites "DEBOUT" tout en bougeant votre main devant lui de façon parallèle au sol par un va et vient qui part de son nez vers vous. Votre chiot se mettra alors debout. Dès qu'il se lève, baissez légèrement la friandise de sorte qu'il soit obligé de regarder vers le bas, sinon il risque de se rasseoir. Donnez la friandise dès qu'il se maintien debout. Attention, ne baissez pas trop vite la main sinon il risque de se coucher.

Couché à nouveau

Quand votre chiot est debout, dites "couché". Abaissez une friandise comme expliqué précédemment pour le couché. Passez du "debout" au "couché" est l'exercice le plus difficile de tous les changements de position du corps, alors soyez patient et persévérant. Sachez que toutes les premières fois seront plus difficile, alors prenez votre temps. Un grand écuyer disait à ses élèves : « allez lentement, je suis pressé ». Je vous laisse méditer sur cette phrase.

Patience et persévérance doivent devenir une deuxième nature pour vous.

Debout à nouveau

Dites "debout", prenez une autre friandise et déplacez-la vers le haut et vers l'avant pour l'éloigner du nez du chiot. Celui-ci va alors se lever. Suivant le tempérament du chiot, vous aurez peut-être à remuer la friandise pour le stimuler et l'inciter à se lever. Une fois debout, abaissez votre main pour qu'il ne s'assoit pas. N'oubliez pas, dès qu'il est debout de lui dire que c'est bien et le récompenser.

Voilà, vous avez matière à travailler. Une fois que les ordres sont compris, variez l'ordre des positions pour éviter l'ennui et l'anticipation du chiot.

Par exemple :

  • Assis - couché - assis - debout - couché - debout
  • Assis - debout - assis - couché - debout - couché
  • Couché - asssis - couché - debout - assis - debout

En enchaînant au moins trois positions différentes, on augmente la vitesse avec laquelle le chiot apprend les ordres verbaux.

Pour la première séance seulement, récompensez le chiot à chaque fois qu'il change de position. Pour la deuxième, récompensez-le tous les deux changements, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il réussisse une série de six positions avec une seule friandise.

Ne faîtes pas plus de 5 séries par séance et réservez ensuite les friandises pour les exercices particulièrement bien réussi.

Répétez plusieurs fois par jour et tous les jours jusqu'à ce qu'ils soient parfaitement acquis et bien exécutés. À deux mois, ils sont plus malléables et en plus ils conservent plus facilement les acquis. Vous verrez.

Afin d'accomplir ces séries avec un minimum d'énergie, intégrez les séances dans les activités quotidiennes. Par exemple, appelez votre chiot quand vous êtes dans la cuisine et faîtes une série, quand vous allez dans la salle de bains, avant de prendre un livre, avant de faire une machine à laver, etc... Changez régulièrement de lieu et d'heure. Surtout, prenez mutuellement du plaisir. Vous serez content et fier quand vos efforts seront récompensés.